7 sept. 2012
29 août 2012
12 août 2012
Grand Master Drill c'est fini... Ou presque !
Après 4 ans de bons et loyaux services dans les reviews d'albums Hip-Hop, il est temps pour moi de tourner une page. Est-elle définitivement tournée ? Non et je reviendrai très vite donner des nouvelles concernant mes nouvelles aventures, toujours est-il que je n'abandonnerai pas les chroniques mais je souhaite revenir en alliant aussi d'autres points d'intérêt comme la reprise de mon encyclopédie Hip-Hop...
Bref, je remercie tous ceux qui m'ont soutenu et/ou lu, et j'espère que vous me suivrez sur mon prochain projet. RDV à la rentrée, en attendant je vais chiller sur une piscine du Morbihan (et rien à foutre s'il pleut, je chillerai en tongue jusqu'au bout...)
Bref, je remercie tous ceux qui m'ont soutenu et/ou lu, et j'espère que vous me suivrez sur mon prochain projet. RDV à la rentrée, en attendant je vais chiller sur une piscine du Morbihan (et rien à foutre s'il pleut, je chillerai en tongue jusqu'au bout...)
14 juin 2012
J57 - 2057 (2012)
Retour au bon vieux standards : l’EP, ce demi album,
cette introduction qui ne peut décevoir ou qui au bout de deux tracks ratés
oblige à skip et laisser la carrière du mc aux irréductibles qui y trouveront
leur compte (et son compte Facebook). Dans une période riche en extrait et pauvre en LP, l’EP permet de
rehausser le niveau et surtout de renouveler la donne. Et avec un peu de
chance, vous aurez 80% de chance de pouvoir le télécharger en toute légalité
pour que dalle, effet carte de visite ou carte de fidélité garanti (quoique la
formule je te vends de la daube sur EP marche très fort en France, on remercie encore une fois le gotha parisien pour sa sensibilité artistico-financière). Besoin
d’une dose de rap new-yorkais sur une base de production boom bap à la DJ Primo
le tout en condensé et gratuit ? 2057 l’un des deux EP lâchés par J57 devrait largement
répondre à votre envie, en plus de faire un spécial focus sur le Brown Bag
Allstars, crew qui ne doit pas sa formation à leur quartier d’origine mais à
leur ancien lieu de travail : Fat Beats (RIP).
13 juin 2012
Morad - Le Survivant (2012)
De 1977 à 2012, de Gare du Nord à
Barbès, itinéraire d’un enfant d’entre deux siècles, chahuté entre les années
de galère et les années de rupture, esseulé dans une tragédie urbaine de toute
une génération. Le tracé d’un gars qui a quitté une ligne de poudre pour une
ligne d’encre. Morad, Scred Connexion, membre du crew le plus connu des
inconnus, dernière cartouche d’un fusil discographique bien servi, vient
clôturer la boucle des solos avec un album intime et sans excuses, Le Survivant, chronique d’une caisse criblée de balles dans un Paris apocalyptique où la rédemption
ne tiens qu’à un fil.
6 juin 2012
La Rumeur - Tout Brule Déjà (2012)
Dans une France d’entre deux tour(nante)s éprise par le
choix du moment comme une jeune jouvencelle devant ses courtisans, la tête de
la prochaine présidence se décidera entre deux hommes avec son lot d’espoir et
d’amertume mais toujours avec cette même recette tant de fois cuite et recuite
et qui laissera un amer goût de graillon dans la bouche... Une nouvelle marche
à écrire dans les livres d’histoire afin d’alimenter l’assouvissement
républicain d’un pays qui préfère regarder ses pieds que sa décrépitude
actuelle (ou tout simplement fermer les yeux face à un passé aussi fumant). Au
milieu de ce tintamarre politico-médiatique où l’on recherche encore la place
du citoyen dans cette explosion d’hormones et de mirages, l’ex-fanatique de musique remplacé par le pro
du réassort emménage la tête de gondole du rayon rap de la FNAC avec un album
au titre aussi direct qu’un adieu sur une pierre tombale : Tout Brûle Déjà. La Rumeur, froide, réaliste qui revient gratter les tympans en pleine
période présidentielle, se convertirait-elle en buzz ??? En tous les cas,
les artistes bien pensants et autres défendeurs des grandes causes humanistes
doivent se frotter les mains en fantasmant sur les prochains épisodes
politico-juridiques qu’ils pourraient vivre par procuration. Pourtant
derrière cette atmosphère de carcasse
fumante et carbonisée se cache un nouveau virage, le pas de plus ou le recul,
l’heure de sortir les armes ou résignation des grand messieurs du rap français,
dans tous les cas Tout Brûle Déjà ne laissera personne indiffèrent.
25 mai 2012
DJ Brans - The Branstorm (2012)
Des actes manqués, des
rendez-vous ratés, il en existe continuellement, recherchés ou inattendus, il
est dur d’y échapper. Si il y avait un acte manqué (avec Self Induced Illness de Meyhem Lauren) à retenir en 2011 en tant
que chroniqueur, le viseur arrêterai surement sur l’ EP Start Ya Bids du duo
de Baltimore Dirt Platoon produit entièrement par le français DJ Brans,
surprise de 7 titres sortis en fin d’année dernière. Acte manqué surtout quand
on peut se rendre de la sueur lâchée pour défendre leur projet en première
partie d’Action Bronson à Paris devant un public toujours aussi méprisant
(surement plus intéressé à se prendre une bonne vieille quenelle par un gros
roux alcoolisé et incapable de finir un titre de son répertoire). Dur de
revenir en arrière donc autant parler du présent et ça tombe bien puisqu’après
DJ Low Cut, DJ Brans vient nous lâcher The Branstorm, sa compile New York-Paris
toujours supporté par sa structure Effiscienz.
21 mai 2012
Kyo Itachi & Ruste Juxx - Harbodie Hip Hop (2012)
Décidément, la scène rap contient des spécimens vraiment
rares dans leur genre, mcs du dimanche ou simples amateurs sans réel but,
beaucoup sortent comme ils sont rentrés c'est-à-dire par la porte
« anonyme » pendant que d’autres, doigts de pied en éventail,
prennent leur temps pour se lancer réellement. Dans la catégorie « lay low
mec, on a tout le temps », le boucher de Crown Heights est surement un des
leaders (espèce de Lino à l’américaine), découvert sur Magnum Force des Heltah
Skeltah (donc il y a presque 14 ans) puis sur les 12’’ de Bellamy réédité sous
format CD en 2009 sous l’appellation East Flatbush Project : First Overdue
(Masterpiece), il faudra attendre 2008 pour qu’une première pierre soit posée
ce qui fut bien malheureux pour nos oreilles (Indestructibles). Pour autant, la
fusée était lancée et les projets pour ce mc à la réputation guerrière au mic
s’accumulent en moins de 2 ans : le projet The Exxecution avec le canadien
Marco Polo avait fait monter la sauce mais pas assez pour que l’on outrepasse l’Epic Fail que fut Adamantine avec Endemic
(très vilain). Fin 2011, Ruste Juxx nous avait laissé avec une belle
égalité : une bombe, une bouse. De l’autre côté de l’Atlantique, un
beatmaker lui accumulait les succès d’estime, son nom Kyo Itachi, beatmaker
mixant manga et son US, il avait tapé un grand coup avec son Musikyo avant
d’enchainer les projets avec LMNO et Irealz à vitesse grand V. Bref, si il y a
peu de choses qui au départ semble les lier, les deux gars viennent de manger
du champignon façon Mario Kart tellement ça speed niveau actualité. Encore faut-il ne pas brasser de l’air et
proposer des produits de qualité, ne pas confondre vitesse et précipitation
malgré le dicta de l’expression « Buzz ».
14 mai 2012
DJ Low Cut - NY Minute (2012)
One false move or one good move, everything
change for you, at any minutes you can be over or can be at the top… Everything
can change In a new york minute… La New-York minute c’est cet instant où tu
décides de débarquer de ta banlieue française natale au bitume crado des 5 boroughs. Cet instant où tu te dis que
toutes tes influences prennent forme autour d’une ville, ce moment où tu crois
que la roue va tourner et que la reconnaissance va te fracasser plus violemment
que ces années dans l’anonymat. Mais ce temps de rien du tout peut être aussi
le moment où tu t’écroules définitivement, cet instant où tout bascule dans
l’obscurité…
10 mai 2012
Ka - Grief Pedigree (2012)
Sorti sans réelle promotion, la bombe Marcberg avait très
vite infiltré les conduits auditifs des auditeurs de rap US. Retour d’un rap
purement Boom Bap et nostalgique, le Marcberg soufflait alors comme une brise
nouvelle (alors que dans le fond, Roc Marciano reprenait à son compte les
ingrédients des 90’s). Additionné par un travail d’orfèvre aussi bien à la
production et à l’écriture, l’association du mot « classique » avec
Marcberg commençait à faire son chemin. Statut toujours contesté et cela
logiquement, par manque de recul, Roc Marciano et son premier effort en restent
pour autant une déflagration sonore sans commune mesure depuis 10 ans. Devenu
le centre du rap, chaque apparition de Roc Marciano crée le buzz et fixe les
projecteurs sur sa personne (une vraie rampe de lancement pour les newbies).
Quant à l’influence musicale et l’esprit que véhiculent Marcberg, il suffit de
suivre l’actualité musicale sur la toile pour se rendre compte du nombre de
petits qu’à engendrer cet album. Dans cette catégorie et avec une réelle légitimité
puisque le mc est le seul et unique invité du Marcberg, Ka rebondit sur
l’occasion pour nous livrer Grief Pedigree. Album complémentaire ou juste copie
sans âme du Marcberg, le pari est osé pour ce mc natif de Brownsville et old-timer
de surcroît.
26 avr. 2012
1995 - la Suite (2012)
Petits parasites indélébiles que l’on croit crasseux et contaminant toutes les classes sociales, on fait tout pour les éradiquer mais leur acharnement à survivre et à nous emmerder semble naturellement plus fort. Vous pensiez que cette chronique allait faire l’apologie des poux et bien grosse erreur car pire que les acariens c’est bien du groupe 1995 qui l’est question. lors qu’est-ce qui pousse cet anonyme du web à focaliser ses critiques sur cette nouvelle génération ? (parler à la 3ème personne = swag) et bien simplement que l’on ne peut s’empêcher de les écouter afin de chercher la petite bête. Pourquoi ? Parce que la recette d’un 1995 est exclusive, elle n’a ni base réelle ni limite absolue. Laissez tomber les recettes grand-mère, ici c’est une marmite de tout et de n’importe quoi que nous offre depuis leur explosion les ex-P.O.S. Crew. Alors quand La Suite déboule c’est aussi bien le couteau aiguisé du head de la vieille école que la curiosité malsaine d’un spectateur face à la dépouille d’un rap français pris de spasmes soudain qui se penche dessus.
19 avr. 2012
Ran Reed - Respect The Architect 1992-1998 (2012)
DJ Premier, Lord Finesse,
Buckwild, RZA, Large Professor, des noms facilement assimilables au rap et plus
précisément à l’art du beatmakin’ pour tout connaisseur rationnel. Toute une
génération qui a su, et mérité, d’attirer la lumière sur leurs travaux
respectifs. Et puis comme par tradition du diggin’, il y a la face b des
producteurs, les artistes talentueux mais pas forcément stratèges ou tout simplement malchanceux. Les
Bellamy, DJ Mighty Mi, Da Beatminerz au choix dans une liste exponentielle font
partis de cette face b. En creusant, un peu on trouvera associé aux légendaires
Cella Dwellas (légendaire mais surtout underrated) le producteur Nick Wiz, plus
qu’un simple producteur
associé à un groupe Nick Wiz est au Hip-Hop ce que Chester Hime est au polar
noir, un artisan des ténèbres qui puise sa créativité dans l’obscurité de la
matière. Point que James DL Ellison a très vite perçu et que ce
listener-entrepreneur a su mettre en avant dans le catalogue musical de son
label No Sleep Recordings à côté des grands noms du D.I.T.C. ou même des
valeurs sures actuelles comme Celph Titled. Bon flaire (comme à chaque fois)
puisque James DL Ellison a pu ainsi récupérer de quoi lâcher la série des Cellar Sounds avec un
nombre incroyable d’unrelease d’une qualité sans égale (qualité que l’on
retrouve sur l’ensemble de la série For Those That Slept distribué par le
label). Une fois le bon filon trouvé autant continuer de digger, surtout que
cette fois-ci la chasse a permis de déterrer 21 tracks enregistrés avec Ran
Reed, mc satellite des Cella Dwellas qui n’a pas su porter sa carrière plus
loin que des apparitions diverses. Respect The Architect a donc une double
mission : continuer à démontrer le talent de Nick Wiz et permettre à un mc
oublié de marquer le mouvement par un album.
10 avr. 2012
Lushlife - Plateau Vision (2012)
Arborée la double casquette de producteur et mc n’est pas chose aisée et surement pas un gage d’un quelconque talent. Qu’importe les années, peu de figures emblématiques peuvent se vanter d’avoir un niveau microphonique égal à celui des manettes et que ce soit l’un ou l’autre il y a toujours un domaine qui en pâtit. Certains comme dans le passé Large Pro ou plus actuellement Roc Marciano ont réussi à trouver l’équilibrage parfait pour rendre un projet consistant. D’autres comme RZA (surement le seul artiste rap à double casquette capable d’alterner médiocrité dans les deux domaines) se voit malmené par et souvent rabaissé de part cette faiblesse. Malgré un premier jet sous le nom de Cassette City plus qu’intéressant musicalement parlant, Lushlife se trouvait catégoriser directement dans ces artistes très peu consistant au micro (lyrics et flow) mais avec une pate musicale intéressante (souvent lié à un répertoire musical indie-rock). Assez discret depuis, il revient en ce début d’année avec un nouvel album : Plateau Vision.
5 mars 2012
Camiliano - Thoughts Become Words, Words Become Music (2012)
Comme une envie de légèreté ? Les longs mois de
grisaille hivernaux ont renforcé votre besoin de couleur et la surconsommation
de boom bap gonflés au bitume vous étouffe (bizarre…)? L’effervescence
actuelle du Queens devrait pouvoir répondre à ce besoin de break. Pas besoin d’e-digger
très loin, ni de rencontrer son banquier pour un prêt, Camiliano refourgue gratuitement et pour la bonne santé de vos oreilles
son projet de 10 morceaux intitulé Thoughts
Become Words, Words Become Music. Le nom de Camiliano ne vous dit peut être pas grand-chose, pourtant le natif
du Queens commence à se faire un nom de part ses divers collaborations sur
mixtape mais aussi grâce au projet Dues
Been Paid en collaboration avec Rod
Da Blizz et Thruway sorti en fin
d’année dernière. Très Boom Bap, ce premier projet valait son coup d’oreille
sans pour autant combler…
28 févr. 2012
Rashad & Confidence - The Element Of Surprise (2011)
2011 est belle et bien terminée, premièrement parce qu’on
est déjà fin février 2012 et de deux parce que même si je prends mon temps pour
écouter les galettes avec un nombre d’écoute raisonnable (daube ou non, faut
être sur même quand ça sent des pieds), il est temps de boucler cette année
musicale. La question d’un bilan s’est posée mais au final pourquoi ne pas
comparer l’année à l’album référence. Car oui, comme chaque année, il y a
toujours un album gagnant et comme de nombreuses années, le gagnant est souvent
un inconnu (cela n’engage évidement que moi). Si l’enchainement des feat. en
2011 pour Roc Marciano ne laisse
aucun doute de la portée de son opus Marcberg
en 2010, les gagnants de 2011, car ils sont deux, risquent d’avoir une
exposition moindre. Rashad and
Confidence, inconnus au bataillon, ont donc lâché à la surprise générale The Element Of Surprise, titre pour le
coup bien trouvé ! Mais qu’en est-il au final de la qualité intrinsèque de
cet album et par comparaison des sorties 2011 ?
23 févr. 2012
Guizmo - Normal (2011)
Aujourd’hui dans maison à vendre nous nous rendons en
banlieue parisienne et plus précisément dans le 92 à Villeneuve la Garenne
petite bourgade de 25000 âmes. Proche de l’autoroute A86, sa proximité avec
Paris en fait une ville adéquate pour accueillir de jeunes familles. Nous nous invitons
chez Régine et Bernard couple de retraités qui souhaitent vendre leur pavillon
afin de s’exiler dans le sud et donc profiter d’un climat bien plus
méditerranéen mais voilà avec plus de 2 ans
dans le circuit des biens à vendre aucune proposition n’a été formulée.
Alors prix de vente trop haut ou intérieur peu avenant ? Le mieux est de
se rendre au chevet de nos deux petits
retraités :
- -
Alors Régine et Bernard, après une première
visite, on a du mal à comprendre pourquoi votre bien ne trouve pas acquéreur.
Prix calqué sur celui du marché de l’immobilier et intérieur soigné malgré un
manque évident de couleur chaude comme un jaune pisse taupe ou un bon vieux
rose aubergine, je veux bien faire appel à ma bitch d’intérieur une fois que
mon soce Mac lesggy aura arrêté de la faire tourner dans toutes les maisons de
France mais je doute de notre efficacité !
- -
Ah non mais Stéphane le problème est pas à
l’intérieur mais à l’extérieur c’est
notre voisin Guizmo, c’est vrai névrosé
psychopathe pire qu’un Gremlins l’animal. Encore un africain vous me
direz !
- -
Oula du calme Bernard, on n’est pas sur la une.
- -
Non mais regardez dehors y a des cadavres de
JB’s partout sur le sol, il fait des barbecues avec des pneus arrosés de white
spirit, il organise des tournantes tous les soirs avec son cru là l’Entourage
ou je sais quoi. Il jette ses préservatifs usagés sur nos fenêtres et tague nos
murs avec des phallus. On a même retrouvé des mégots dans les selles de pépette.
Faut le virer ! En plus il fait du rap de racaille et écoute en boucle son
album Normal en continuant à nous ruiner la vie et la santé. Faut le fumer à la chevrotine le gosse
Stéphane, y a deux semaines on a fait appel à Pascal le Grand Frère, cet
enfoiré s’est fait un collier avec ses chicos !!!
16 févr. 2012
Brother Ali - The Bite Marked Heart (2012)
Il est surement l’artiste le plus régulier de ces dix
dernières années. Opérant dans un registre plus humain du rap game, Brother Ali se présente comme un
preacher, un conteur des temps modernes qui face à l’indifférence et autres ségrégations
vient prêcher l’amour et la solidarité (putain je devrais faire des synopsis).
Albinos et musulman, Brother Ali a
su faire abstraction des critiques post 11 septembre pour lâcher une
discographie qualitativement fournie qui a donné ses lettres de noblesse au
label Rhymesayers (en plus d’Atmosphere), un nom prépondérant sur la
scène rap des dernières années. Brother
Ali s’est aussi l’alchimie entre un mc et un producteur créatif Ant du groupe Atmosphere
qui en 3 albums ont su conquérir une fan base conséquente. Histoire de la jouer
provoc sans chercher la comparaison musicale (surtout en terme d’influence et
de technique) : Brother Ali et Ant c’est la version post 2000 de Jeru the Damaja et Dj Premier : un laboratoire du nom d’Atmosphere/Gangstarr
dont on retire le meilleur et que l’on transpose à un autre artiste. Et voilà
que comme Jeru (mais pour des motifs
bien autres), l’oiseau décide de prendre son envole puisque sa prochaine mouture devrait être
probablement produite entièrement par Jake
One autre producteur résident du label sous le nom Mourning in America, Dreaming in Color. En attendant son arrivée et
comme à son habitude le Brother Ali
vient lâcher un EP en guise d’apéro : The
Bite Market Heart.
14 févr. 2012
Timeless Truth - Brugal & Presidentes (2012)
Avec un temps aussi dégueulasse que celui subi ces dernières
semaines, il valait mieux rester bien au chaud chez soi à digger sur le net
afin de trouver la perle de ce début d’année. Mais voilà, comme tout e-digga
qui se respecte la fermeture du site Megaupload a eu un effet néfaste sur toute
la bonne volonté que vous auriez pu y mettre. A cela, ajouter le fait que le
mois de janvier soit un mois assez merdique musicalement, il ne vous reste
alors que deux choix possible. Soit vous retapez l’ensemble de la discothèque
de Whitney Houston afin de communier avec la communauté des chanteurs pop-RnB
endeuillés au risque de vous péter les tympans par le nombre incommensurable de
bouses à se taper soit digger comme un gros porc et préférer n’importe quel
projet lambda à la bouillabaisse mortuaire qui vous attend. Et avec un peu de
chance, vous pourriez tomber sur l’EP Brugal and Presidentes qui n’a rien
avoir avec le dernier Taco à la mode de chez Taco Bell mais l’œuvre du duo
Timeles Truth. Mais attention comme le
nom du groupe le laisse présager des dossiers seront ouverts et des vérités ne
seront pas toujours bonnes à dire...
8 févr. 2012
Mr JL - Maintenant Tu Sais Qui Je Suis (2011)
Atypique est le premier mot qui
viendrait à l’esprit pour décrire Mr JL. Atypique, car Mr JL n’a pas de style à
vendre ni une soif ultime d’être constamment sous les projecteurs. Atypique car
le personnage n’alimente aucune frustration face à ses années de travail peu
récompensées. Atypique car derrière ce
mètre 90 sec, se cache un mec timide peu à l’aise face au compliment à la
sortie de ses premières parties. Atypique car derrière un flow carré et un
style d’écriture pointu, Mr JL est aussi une voix et cette voix est aussi bien
un atout qu’une faiblesse.
Emblématique est le premier mot
qui viendrait à l’esprit pour décrire DJ Seck. Emblématique car DJ Seck c’est une
partie de l’histoire du rap français qui s’est écrit avec lui. Emblématique car DJ Seck n’a pas besoin de vivre au travers la gloire des années dorées du Time Bomb
pour subsister. Emblématique, car DJ Seck reste le producteur capable de ressortir
toute la personnalité d’un artiste aux travers de ses productions boom bap bien obscures.
3 févr. 2012
MOP/Snowgoons - Sparta (2011)
Cette chronique aurait pu commencer comme cela « 2011, Brownsville aka Sparta, alors que le monde du rap est envahit par la cupidité et la corruption, deux guerriers héroïques vont faire front jusqu’à la mort pour stopper ces hordes barbares de la nouvelle ère. Madness ? This is M.O.P. !!!!! ». Non, M.O.P. n’a pas besoin d’être pastiché et la référence Sparta n’est pas une surprise compte tenu du caractère guerrier qui alimente les fondements du groupe. M.O.P. c’est ces deux gros mcs bien bourrin qui entaillent les oreilles à coup de beat barbare en braillant un flow bestial faisant ressortir toute l’animosité de l’auditeur. Deux mcs féodaux pour un rap brut et anarchique, une disco de mercenaires et des morceaux anthologiques qui ont provoqué plus de pogo que certains groupes de hard-rock. En clair dans le paysage rappologique, M.O.P. est à la découpe bovine ce que Drake est à la maîtrise des aiguilles en couture. Mais attention avec un parcours très physique, il faudra que Lil Fame et Billy Danze fassent fis de l’usure du temps et ne courbent pas l’échine dans la confrontation. Sparta sera-t-il la dose de hardcore nécessaire pour clôturer une année musicale bien mollassonne ?
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