Il y a des gens où au bout de cinq minutes on sait directement qu’on va finir par leur mettre une bonne vieille golden dans leur ganache si la conversation s’éternise. Sur quel critère ? Des fois on ne sait pas, d’autres fois c’est physique ou mental. Cette constatation ne s’arrête pourtant pas là et la musique comme tout art peut provoquer dans envies de meurtre envers l’artiste qui a pondu cet essai. L’appellation de « haters » particulièrement dans le rap en est une preuve même si la catégorisation souffre d’un abus exagéré quand son artiste préféré se fait entailler par une part du public sur des éléments objectifs et sensés. Dans cette catégorie, le cas de Kanye West est assez intéressant à analyser mais n’étant pas le sujet de cette chronique et ne le sera jamais pour ma part revenons à notre victime du jour Cap D ex All Naturals de Chicago, le bonhomme portant la double casquette de mc et producteur quoiqu’en toute relativité la dernière ne pourrait être réellement valable que si il était dans la capacité de sortir un beat sans le coup de main de quelques connaissances. Mais bon, autant éviter les médisances pour le moment. Cap D n’en est pas à son premier coup d’essai et si vous pensiez découvrir un premier venu sachez que le mc en est à son 4ème album mais pas besoin d’aller voir en arrière car à part choper une déshydratation musicale, vous n’avez rien à y gagner. Si à la vue de la pochette de ce Polymath vous pensiez vivre une expérience d’astrologie aussi intéressante que celle proposée par Elisabeth Teissier dans télé 7 jours vous étiez loin du compte car tel un lâché de viagra dans la rédaction de Télérama, Cap D propose aux petits philosophes en herbe des ghettos une expérimentation spacio-musicale à travers laquelle les rimes retrouvent leur place originel ( ?), rien que pour cela notre ami mérite son ffff. Et quoi de mieux que de faire appel à ce bon vieux !llmind actuellement très en forme dans ses délires sous LSD musical. Alors tout cela imbriqué, j’ai une très forte envie de faire tâter de mon revers le responsable de cette mélasse. Mérité ou simple crise de la trentaine qui me traverse, la réponse ne peut et ne doit se faire que sur le contenu, donc lecture.
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3 janv. 2011
19 mars 2010
The Residents - Open House (2010)

Dans un débat de rap, si la zone de Staten Island, New-York, est évoquée, il y a 99% de chance que le débat tourne autour du réseau Wu Tang tellement l’île, par sa taille, ne représente pas un réservoir à talent conséquent en comparaison des autres Borough ! Mais de temps en temps, il arrive qu’un artiste arrive à faire son trou en dehors de la labellisation Wu Tang. The Saint en est clairement l’exemple concret même si sa reconnaissance actuelle est plus proche du zéro absolue. Beatmakers, principalement, et mc, j’avais déjà loué son travail concernant le projet The Good People sorti en 2009. Il revient cette année, enfin l’année dernière au Japon en exclusivité, avec Muneshine en provenance de Toronto, lui aussi mc et prodo. Sous le nom de The Residents, le binôme nous délivre Open house avec une liste de 15 tracks.
2 janv. 2010
Bekay - Hunger Pains (2009)
Qui aurait pu croire qu’après le retour du slim au grand désespoir d’une génération traumatisée par des 501 coupeurs de sang au niveau des chevilles, un homme, un seul, allait oser nous ressortir le marcel coupe cintré ??? Et bien vous ne cauchemardez pas Bekay l’a fait !!! Alors certes, Bekay est loin d’être un lanceur de mode et si vous ne le connaissez pas, les prochaines lignes vous en diront plus.
22 nov. 2009
KRS-One & Buckshot - Survival Skills (2009)
Peu de rappeurs peuvent se vanter d’être la mémoire vivante du mouvement ni avoir l’expérience pour enseigner aux plus jeunes les piliers du Hip-Hop. KRS-One aka The Teacha, 44 ans dont plus de vingt ans passé dans le rap, continue à sillonner les scènes, les featuring et les Project du Bronx avec toujours le même message : The Real Talk. Mais le temps n’épargne personne et malgré sa volonté de toujours être le porte étendard d’un Hip-Hop éthique, le message ne passe plus et le rap s’automutile attirée par des vices musicaux en adéquation avec les dieux médias. Alors quand Buckshot, leader emblématique de Boot Camp Clik vient le voir pour un projet d’album, il n’en faut pas plus à Kris Parker pour livrer une nouvelle leçon. Un projet d’une telle ampleur aurait été criée sur tout les toits il y a une dizaine d’année mais aujourd’hui la donne n’est plus la même. Mais quand même, quand Boogie Down Production meets The Boot Camp Clik, cela met en appétit.
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