Avec un temps aussi dégueulasse que celui subi ces dernières
semaines, il valait mieux rester bien au chaud chez soi à digger sur le net
afin de trouver la perle de ce début d’année. Mais voilà, comme tout e-digga
qui se respecte la fermeture du site Megaupload a eu un effet néfaste sur toute
la bonne volonté que vous auriez pu y mettre. A cela, ajouter le fait que le
mois de janvier soit un mois assez merdique musicalement, il ne vous reste
alors que deux choix possible. Soit vous retapez l’ensemble de la discothèque
de Whitney Houston afin de communier avec la communauté des chanteurs pop-RnB
endeuillés au risque de vous péter les tympans par le nombre incommensurable de
bouses à se taper soit digger comme un gros porc et préférer n’importe quel
projet lambda à la bouillabaisse mortuaire qui vous attend. Et avec un peu de
chance, vous pourriez tomber sur l’EP Brugal and Presidentes qui n’a rien
avoir avec le dernier Taco à la mode de chez Taco Bell mais l’œuvre du duo
Timeles Truth. Mais attention comme le
nom du groupe le laisse présager des dossiers seront ouverts et des vérités ne
seront pas toujours bonnes à dire...
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14 févr. 2012
17 déc. 2011
Pete Rock / Smif-N-Wessun - Monumental (2011)
Il y a quinze ans, cela aurait
été un événement, la sortie à attendre, le grand favori de l’année. Les médias
spécialisés en auraient fait la couverture et il est fort à parier que la radio
nationale spécialisée dans les « musiques urbaines » en aurait
esquissé quelques lignes entre la diffusion du dernier Menelik et le très street Bambi
Cruz. Mais voilà, nous sommes en 2011, et seule la reformation du duo Wayne et Birdman pourrait prétendre à cette ébullition. De leur côté, les
nostalgiques ont du se réjouir de la formation d’une association entre les
Brownsvillan Tek et Steele aka Smif N Wessun et du natif du Bronx Pete Rock. Et encore, à en croire certain Pete Rock ne fut jamais la légende prétendue mais juste un cats de Marley Marl et un voleur d’instru. Idée
confortée par la frange intégriste des pro-dilla n’adhérant pas du tout à la
part d’influence du soul brother envers leur protégé (une divinité peut-elle
avoir des influences ?). Quand à SNW,
la mascarade autour du projet Cocoa
Brovaz et l’aventure désastreuse au sein de Rawkus, n’avaient eu comme effet de les relayer en second couteau
du Boot Camp Click, sans motif
légitime. Bref ce qui aurait du passer pour un projet majeur de l’année ne fut
au final qu’une sortie comme les autres. Bien regrettable car si l’album est
loin d’être Monumental, il reste, à l’heure où j’écris ces mots, l’une
des références de l’année.
29 sept. 2011
Eddie B and Harry Fraud : The Lucky 7 EP (2011)
Pendant que certains s’évertuent à vouloir absolument
écouter la dernière bouse du duo le plus pathétique du rap game, histoire
d’être sûrs que c’est une daube ; des artistes prometteurs, et donc loin
du déclin, balancent toujours gratuitement leur projet, afin d’attirer
l’attention. Pourtant, quand ça sent la merde, c’est sûrement de la merde et
encore plus quand on réarrange la notion de « featuring » dans le
plus grand irrespect, image pathétique d’un mouvement aussi pourri à ses
racines qu’à sa tête… Bref, la catégorie de vieux cons puristes antimodernistes
seyant si bien à ce blog, autant continuer dans cette voie et essayer de mettre
en avant des artistes méritants. Dans cette logique, il serait vraiment dommage
de passer à travers The Lucky 7, EP
commun réunissant au mic Eddie B et
aux manettes Harry Fraud. Réalisé en
commun avec le site Xclusives zone,
ce petit projet est l’exemple parfait de ce pourquoi on bouffe Hip-Hop dès le
petit déjeuner.
15 avr. 2010
K. Sparks - A Day In The Life (2010)
Persévérance et droiture sont les qualités qui définissent les armes à posséder pour lutter contre les péripéties du dur et long parcours réservé aux MC newbie. Il en faut de l’obstination pour réussir à s’imposer dans la sphère fermée et sans concession du rap, et l’accessibilité au premier album, suite à une longue traversée du désert, ne se conclut pas forcément par la reconnaissance et l’estime du public et de ses comparses. Au même titre qu’un Skyzoo, K. Sparks ne fait pas exception à la règle et la consécration d’un concours passé au début du nouveau siècle n’était pas un gage de facilité. Si DJ Green Lantern avait loué ses performances ce n’est pas pour autant que les majors ou les labels s’étaient emparés du talent prometteur. La suite ? Dix ans passés à racler des apparitions sur des mixtapes et quelques participations en guest, et, aujourd’hui, K. Sparks vient présenter le condensé d’une longue péripétie. A Day In The Life est donc une consécration personnelle, une bataille de gagner, encore faut-il que le public soit séduit.
27 mars 2010
Ruste Juxx & Marco Polo - The Exxecution (2010)

Trenton State Prison, NJ, 24 mars, 3 AM, l’alerte a été donnée, sirènes hurlantes et spots en mouvement, les brigadiers accourent de tout sens. Aucun doute les deux prisonniers les plus dangereux se sont enfuis. L’état d’alerte arrive au niveau fédéral, Tha Mic Butcher aka Ruste Juxx et Tha Beat Crusher aka Marco Polo sont dans la nature et leur envie de meurtre est à son paroxysme…
395 Hudson Street, NYC, 4 AM, les médias retransmettent la nouvelle. De son côté Hot 97 passe en boucle l’info implorant les wack Mcs et les One Hit Wonder de quitter le pays afin d’éviter un massacre. Une demi heure plus tard, les ondes de la radio sont piratées, les deux évadés se présentent au mic, l’heure est au règlement de compte, il est temps de pointer les coupables du doigt et de passer à leur Exxecution.
395 Hudson Street, NYC, 4 AM, les médias retransmettent la nouvelle. De son côté Hot 97 passe en boucle l’info implorant les wack Mcs et les One Hit Wonder de quitter le pays afin d’éviter un massacre. Une demi heure plus tard, les ondes de la radio sont piratées, les deux évadés se présentent au mic, l’heure est au règlement de compte, il est temps de pointer les coupables du doigt et de passer à leur Exxecution.
3 févr. 2010
Statik Selektah - 100 Proof : The hangover (2010)
Peut-on se créer une marque de fabrique musicale alors que son influence est concentrée sur une seule personne ? C’est un peu la question que l’on peut se poser concernant le Beatmaker Statik Selektah. Omniprésent ces dernières années, il n’est pas difficile de reconnaître l’influence de DJ Premier sur son travail. Si l’admiration politiquement correcte semble être réciproque entre les deux pros de la production, il n’est pas sûr, pour autant, que le public classe les deux au même niveau. En même temps, ce n’est pas de la mauvaise foi tellement l’écart semble abyssale…
22 nov. 2009
Wu Tang - Chamber Musics (2009)
Avant d’entrer directement dans les hostilités, il est important de rappeler que cet album n’est pas un album estampillé Wu-Tang Clan, en clair ce n’est pas leur 6ème album mais ce qu’on appelle un Wu-Tang Album diffèrent d’un Wu-Tang Clan Album (ouais je sais la subtilité est vraiment limite mais la diffèrence entre un Wu-Tang Meets The Indie Culture et un Forever se joue là-dessus). Nous avons à faire à un projet qui a pour but de renouer avec l’essence même du son shaolin des années 90 c'est-à-dire un mix entre l’univers cinématographique des films de kung-fu, la soul musique et le jazz. Autre originalité du projet l’ensemble des instrus est joué par le groupe de Soul The Revelations et produit par Andrew Kelley, Noah Rubin et Fizzy Womack aka Lil’ Fame des Mash Out Posse, The RZA n’étant que le producteur exécutif à l’exception de sa participation sur l’instru de NYC Crack. Enfin, seuls 5 membres participent à ce projet, Masta Killah, Method Man et GZA étant les grands absents.
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