Qu’est-ce qu’il y a de plus
énervant que les petits frères qui squattent nos galettes de classique du
rap ? Les petits frères qui tentent de faire des classiques de rap. Et
dans le genre, il semble que le 1995
et leur Entourage est mis la barre
haute. Non pas que les gars nous aient lâché du classique à la pelle (loin de
là même), les nouveaux trublions du rap hexagonal collectionnent autant les
fans que les haters d’où une massive envie de leur en foutre des coups (de
pelle). Ni pour, ni contre, l’année 2011 est sans équivoque la leur. Capables
de ramener des bancs de pouf estampillés 5ème arrondissement dans
les premières parties des concerts unda de la capitale, l’actu rap se fait par
eux ou autour d’eux (ma chronique de 1995
est la plus visitée du blog… J’attends que Sky me contacte pour remplacer
Fred…). Aussi péteux que le morveux ayant complété son album panini (arrêtes de
te la péter, papa a raqué), le crew peut
même se permettre de faire patienter les médias préférant la communication
facebook et leur million de like à chaque état d’âme ou nouvelle
« dinguerie ». Bref, t’auras beau aller t’alimenter sur les blogs
conscients, t’échappera pas à ta giclée.
26 déc. 2011
17 déc. 2011
Pete Rock / Smif-N-Wessun - Monumental (2011)
Il y a quinze ans, cela aurait
été un événement, la sortie à attendre, le grand favori de l’année. Les médias
spécialisés en auraient fait la couverture et il est fort à parier que la radio
nationale spécialisée dans les « musiques urbaines » en aurait
esquissé quelques lignes entre la diffusion du dernier Menelik et le très street Bambi
Cruz. Mais voilà, nous sommes en 2011, et seule la reformation du duo Wayne et Birdman pourrait prétendre à cette ébullition. De leur côté, les
nostalgiques ont du se réjouir de la formation d’une association entre les
Brownsvillan Tek et Steele aka Smif N Wessun et du natif du Bronx Pete Rock. Et encore, à en croire certain Pete Rock ne fut jamais la légende prétendue mais juste un cats de Marley Marl et un voleur d’instru. Idée
confortée par la frange intégriste des pro-dilla n’adhérant pas du tout à la
part d’influence du soul brother envers leur protégé (une divinité peut-elle
avoir des influences ?). Quand à SNW,
la mascarade autour du projet Cocoa
Brovaz et l’aventure désastreuse au sein de Rawkus, n’avaient eu comme effet de les relayer en second couteau
du Boot Camp Click, sans motif
légitime. Bref ce qui aurait du passer pour un projet majeur de l’année ne fut
au final qu’une sortie comme les autres. Bien regrettable car si l’album est
loin d’être Monumental, il reste, à l’heure où j’écris ces mots, l’une
des références de l’année.
12 déc. 2011
Apathy - Honkey Kong (2011)
Aller viens, tu sais que je suis celle qui fera de toi une
référence, un artiste complet et acteur reconnu du mouvement. Rappelles toi de cette année 2006 où je t’ai
sorti de ton Connecticut tout pourri pour te mettre sur le devant de la seine
avec Eastern Philosphy. Du matos de
qualité, un travail d’écriture reconnu et un flow qui a fait de toi l’un des
meilleurs mcs blancs du rap game. Je t’ai amené quelque chose de plus
intéressant que l’argent : la reconnaissance. Avec moi tu navigueras de
nouveau dans les eaux claires de la fierté.
Ne l’écoutes pas, pourquoi ruiné ton talent à faire des
projets construits quand les ventes d’album ne sont même pas au rendez-vous.
Souviens toi en 2009 je t’ai offert une vraie daube du nom de Wanna Struggle, insipide mais assez
nutritif pour alimenter ta fan base. Peu d’effort et quelques gouttes de mépris
t’ont permis de gagner autant qu’en te comportant exemplairement. Cette fois-ci
on peut réitérer l’opération sans te crever. Laisses moi rire quand je vois les
ventes de ton pote Celph Titled vu
le sacrifice autant faire du Doap Nixon.
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