Il est surement l’artiste le plus régulier de ces dix
dernières années. Opérant dans un registre plus humain du rap game, Brother Ali se présente comme un
preacher, un conteur des temps modernes qui face à l’indifférence et autres ségrégations
vient prêcher l’amour et la solidarité (putain je devrais faire des synopsis).
Albinos et musulman, Brother Ali a
su faire abstraction des critiques post 11 septembre pour lâcher une
discographie qualitativement fournie qui a donné ses lettres de noblesse au
label Rhymesayers (en plus d’Atmosphere), un nom prépondérant sur la
scène rap des dernières années. Brother
Ali s’est aussi l’alchimie entre un mc et un producteur créatif Ant du groupe Atmosphere
qui en 3 albums ont su conquérir une fan base conséquente. Histoire de la jouer
provoc sans chercher la comparaison musicale (surtout en terme d’influence et
de technique) : Brother Ali et Ant c’est la version post 2000 de Jeru the Damaja et Dj Premier : un laboratoire du nom d’Atmosphere/Gangstarr
dont on retire le meilleur et que l’on transpose à un autre artiste. Et voilà
que comme Jeru (mais pour des motifs
bien autres), l’oiseau décide de prendre son envole puisque sa prochaine mouture devrait être
probablement produite entièrement par Jake
One autre producteur résident du label sous le nom Mourning in America, Dreaming in Color. En attendant son arrivée et
comme à son habitude le Brother Ali
vient lâcher un EP en guise d’apéro : The
Bite Market Heart.
