L’humanité ne semble plus n’être qu’une chimère, l’air stagnant dans les artères de la vie s’avère irrespirable et toxique. Les machines, les industries et le bruit ambiant qui caractérisaient Detroit à présent disparus comme balayés par une main invisible. Ce qui paraît être le reste d’une civilisation se métamorphose en une masse de membres articulés se mouvant sans but. Comment en est-on arrivé là ? La réponse la plus simple viendrait de l’acceptation par la population de ce qui paraît bien ou non, de choisir « The Right » way/thing plutôt que l’indépendance de jugement. Philosophie imprégnée par les puissants de ce monde, cette envie irrépressible de contrôle se mute en un virus foudroyant qui se retourne contre ses propres créateurs. L’espoir d’un retour à une civilisation indépendante ne tient qu’à un fil ou plutôt à un groupuscule obscur du nom de « The Left », tout un symbole d’autonomie. Armés de leur masque à gaz, ils s’emploient à attaquer le virus en imprégnant l’air de leurs créations musicales propres loin du conformisme ambiant infligé à la population. Mais ont-ils les armes pour créer l’étincelle qui ramènera la population à la raison ?
