Il y a quinze ans, cela aurait
été un événement, la sortie à attendre, le grand favori de l’année. Les médias
spécialisés en auraient fait la couverture et il est fort à parier que la radio
nationale spécialisée dans les « musiques urbaines » en aurait
esquissé quelques lignes entre la diffusion du dernier Menelik et le très street Bambi
Cruz. Mais voilà, nous sommes en 2011, et seule la reformation du duo Wayne et Birdman pourrait prétendre à cette ébullition. De leur côté, les
nostalgiques ont du se réjouir de la formation d’une association entre les
Brownsvillan Tek et Steele aka Smif N Wessun et du natif du Bronx Pete Rock. Et encore, à en croire certain Pete Rock ne fut jamais la légende prétendue mais juste un cats de Marley Marl et un voleur d’instru. Idée
confortée par la frange intégriste des pro-dilla n’adhérant pas du tout à la
part d’influence du soul brother envers leur protégé (une divinité peut-elle
avoir des influences ?). Quand à SNW,
la mascarade autour du projet Cocoa
Brovaz et l’aventure désastreuse au sein de Rawkus, n’avaient eu comme effet de les relayer en second couteau
du Boot Camp Click, sans motif
légitime. Bref ce qui aurait du passer pour un projet majeur de l’année ne fut
au final qu’une sortie comme les autres. Bien regrettable car si l’album est
loin d’être Monumental, il reste, à l’heure où j’écris ces mots, l’une
des références de l’année.
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17 déc. 2011
20 août 2010
Doitall - American DU (2010)

Les années défilent et certains artistes passent du statut d’acteur du mouvement aux oubliettes. Citer Here Come The Lords album référence des Lords Of Underground sous la houlette de Marley Marl demande pour certains un vrai travail mental pour se rappeler du bijou fourni par ce groupe. 17 ans après Doitall un des trois larrons du groupe réapparait pour fournir son 1er solo. Mais voilà, Doitall repart de zéro, les valises vides il va devoir fournir un effort conséquent pour redorer les lettres de son blaze. Avec American DU et sa pochette très patriotique, Doitall s’arme de 18 tracks renforcées par la présence de poids lourd en guest et cela pour le meilleur mais surtout pour le pire…
14 mai 2010
Kurupt - Streetlights (2010)

Quoi de neuf LA ? Ce soir semble être une nuit bien agitée autour du night club Avalon, les thugs de chaque district semblent de sorti mais pas d'affolement ce soir c'est celebration autour du Gangsta le plus respecté de la côte ouest Mister Young Gotti aka Kurupt. La foule se fait compacte et si l'atmosphère semble nuageuse la cause en revient aux nombres de blunt allumés par le public. Les Chevrolet Impala font leur show sur le boulevard pendant que les biatch se mêlent aux gangs assorties de leur shorty. Pourquoi cet événement exactement ? Car Kurupt vient présenter son 6ème solo nommé « Streetlights », et le lieu choisi semble tout à fait cohérent puisque le fil conducteur de l'album est de faire bouncer son public. Concocter en très grande partie par le producteur Terrace Martin, le dancefloor risque de salement se détériorer.
15 janv. 2010
Large Professor - The LP (2009)
Quelle attitude devez-vous adopter quand vous êtes sur le point de chroniquer le premier album solo d’un gars que vous considérez comme une légende du beatmaking couplé d’ un très bon mc et le tout en sachant que l’ensemble des tracks ont été enregistrées entre 1994 et 1997 ??? Forcément ça sent le blowjob à plein temps de votre serviteur me direz-vous. Et bien, je ne vais pas me justifier car cet album mérite tous les éloges possibles et si cela vous parait suspect les trois premières tracks suffiront à vous faire adhérer à ma position !
2 janv. 2010
Cormega - Born & Raised (2009)
Il en aura fallu du temps pour retrouver l’enfant prodige du Queens sur un nouveau skeud. Affilié à la génération dorée du Queens (mciguement parlant) dont les porte-étendards Nas, AZ (exception venant de Brooklyn), Prodigy et Havoc du Mobb Deep tiennent encore le haut du pavé, le parcours de Cormega ne fut pas aussi facile et récompensé que ses comparses. Prometteur comme un Keith Murray, régulier dans la qualité de ses livraisons, Mega ne peut remercier que les Hip-Hop headz pour la reconnaissance. Rien ne sert de s’attendrir sur son sort, le Mc connait assez ses capacités pour ne pas s’attarder sur son passé. Avec Born & Raised, Cormega vient distiller une nouvelle leçon de Hip-Hop dans le pur style underground suivant ainsi la voie ouverte par le très bon street album de Blaq Poet, Blaqprint.
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