Cette chronique aurait pu commencer comme cela « 2011, Brownsville aka Sparta, alors que le monde du rap est envahit par la cupidité et la corruption, deux guerriers héroïques vont faire front jusqu’à la mort pour stopper ces hordes barbares de la nouvelle ère. Madness ? This is M.O.P. !!!!! ». Non, M.O.P. n’a pas besoin d’être pastiché et la référence Sparta n’est pas une surprise compte tenu du caractère guerrier qui alimente les fondements du groupe. M.O.P. c’est ces deux gros mcs bien bourrin qui entaillent les oreilles à coup de beat barbare en braillant un flow bestial faisant ressortir toute l’animosité de l’auditeur. Deux mcs féodaux pour un rap brut et anarchique, une disco de mercenaires et des morceaux anthologiques qui ont provoqué plus de pogo que certains groupes de hard-rock. En clair dans le paysage rappologique, M.O.P. est à la découpe bovine ce que Drake est à la maîtrise des aiguilles en couture. Mais attention avec un parcours très physique, il faudra que Lil Fame et Billy Danze fassent fis de l’usure du temps et ne courbent pas l’échine dans la confrontation. Sparta sera-t-il la dose de hardcore nécessaire pour clôturer une année musicale bien mollassonne ?
