
L’air semblait toujours aussi irrespirable qu’il y a 15 ans et pourtant on pouvait se déplacer librement sans craindre le moindre risque. Dans ce quartier qui avait vécu une ère de guerre urbaine très intense, les stigmates caractérisés par les impacts de balles dans les murs étaient toujours aussi voyants. Chaque corner possédait son tag RIP en l’honneur des soldats de la rue tombés au combat. Pour autant, la rue avait passé un pacte officieux entre ses différents descendants, ce pacte de cohabitation permettait aux Queens de connaître une période de paix ponctuée par quelques frictions et règlements de compte mais de nature si mineure que le sceau ne fut pas brisé. Et pourtant, il fallait à nouveau que le sang coule et que les gangs s’entredéchirent. Les crises économiques et sociales intenses réduisaient les capacités de la rue à faire vivre ses soldats. Les possibilités d’expansion des gangstas devenaient infimes et l’issue finale devait passer par l’élimination de ses rivaux. 13 ans après, le Queens allait connaître sa seconde guerre urbaine et comme lors du premier War Report deux soldats vont devoir marquer cet événement : Capone N Noreaga. Si leurs exactions et leur participation active aux événements de 1997 leur avaient permis de passer du statut d’anonymes à celui de symboles du Queens, ce War Report 2 devra redorer le blason de ces soldats devenus l’ombre d’eux-mêmes durant cette longue trêve et ainsi prouver que leur soif de sang et de meurtre est toujours aussi intact.
