Pendant des années le Hip-Hop fut un symbole d’expression pour les diverses minorités en souffrance. Là où la rue ne pouvait se faire entendre le rap est arrivé pour porter une voix mais aussi pour rappeler au citoyen lambda qu’autour de lui les invisibles avaient le droit à lumière en toute égalité, ce que Cypress Hill incarnera pour la communauté hispanique fin des années 80. Le radicalisme des mcs au milieu des années 80 démontrait une réelle fracture avec la société bien pensante encore ivre des prémices du Hip-Hop bobotisé distillé sur Midtown et sa capacité à s’organiser pour être considéré comme une réelle menace prenait tout son sens dans la conscience militarisé de Public Enemy ou encore la leadership de KRS-One sur le souffle de Stop The Violence. En clair le spectre de l’égalité des droits civiques se réinvitait dans la société américaine à la plus grande peur des WASP encore très radins dans ce domaine, peur qui devint plus vive dans les années 90 où la jeunesse Hip-Hop demandait une égalité pure et simple additionnée aux dommages et intérêts subis par leurs aïeux arrivant même à choquer les leaders communautaires et ex chefs de file des manifestations de 70’s. Mais voilà, la le hip-hop comme la vie en général n’est qu’un cycle et une fois arrivé à la fin du cycle on repart à zéro, bienvenue dans les années 2000, fini l’aspect vindicatif et bonjour à toutes formes d’outrance, d’exagération et de…… swag….
