26 avr. 2012

1995 - la Suite (2012)



Petits parasites indélébiles que l’on croit crasseux et contaminant toutes les classes sociales, on fait tout pour les éradiquer mais leur acharnement à survivre et à nous emmerder semble naturellement plus fort. Vous pensiez que cette chronique allait faire l’apologie des poux et bien grosse erreur car pire que les acariens c’est bien du groupe 1995 qui l’est question.  lors qu’est-ce qui pousse cet anonyme du web à focaliser ses critiques sur cette nouvelle génération ? (parler à la 3ème personne = swag) et bien simplement que l’on ne peut s’empêcher de les écouter afin de chercher la petite bête. Pourquoi ? Parce que la recette d’un 1995 est exclusive, elle n’a ni base réelle ni limite absolue. Laissez tomber les recettes grand-mère, ici c’est une marmite de tout et de n’importe quoi que nous offre depuis leur explosion les ex-P.O.S. Crew. Alors quand La Suite déboule c’est aussi bien le couteau aiguisé du head de la vieille école que la curiosité malsaine d’un spectateur face à la dépouille d’un rap français pris de spasmes soudain qui se penche dessus.

19 avr. 2012

Ran Reed - Respect The Architect 1992-1998 (2012)




DJ Premier, Lord Finesse, Buckwild, RZA, Large Professor, des noms facilement assimilables au rap et plus précisément à l’art du beatmakin’ pour tout connaisseur rationnel. Toute une génération qui a su, et mérité, d’attirer la lumière sur leurs travaux respectifs. Et puis comme par tradition du diggin’, il y a la face b des producteurs, les artistes talentueux mais pas forcément  stratèges ou tout simplement malchanceux. Les Bellamy, DJ Mighty Mi, Da Beatminerz au choix dans une liste exponentielle font partis de cette face b. En creusant, un peu on trouvera associé aux légendaires Cella Dwellas (légendaire mais surtout underrated) le producteur Nick Wiz, plus qu’un simple  producteur associé à un groupe Nick Wiz est au Hip-Hop ce que Chester Hime est au polar noir, un artisan des ténèbres qui puise sa créativité dans l’obscurité de la matière. Point que James DL Ellison a très vite perçu et que ce listener-entrepreneur a su mettre en avant dans le catalogue musical de son label No Sleep Recordings à côté des grands noms du D.I.T.C. ou même des valeurs sures actuelles comme Celph Titled. Bon flaire (comme à chaque fois) puisque James DL Ellison a pu ainsi récupérer de quoi  lâcher la série des Cellar Sounds avec un nombre incroyable d’unrelease d’une qualité sans égale (qualité que l’on retrouve sur l’ensemble de la série For Those That Slept distribué par le label). Une fois le bon filon trouvé autant continuer de digger, surtout que cette fois-ci la chasse a permis de déterrer 21 tracks enregistrés avec Ran Reed, mc satellite des Cella Dwellas qui n’a pas su porter sa carrière plus loin que des apparitions diverses. Respect The Architect a donc une double mission : continuer à démontrer le talent de Nick Wiz et permettre à un mc oublié de marquer le mouvement par un album.

10 avr. 2012

Lushlife - Plateau Vision (2012)



Arborée la double casquette de producteur et mc n’est pas chose aisée et surement pas un gage d’un quelconque talent. Qu’importe les années, peu de figures emblématiques peuvent se vanter d’avoir un niveau microphonique égal à celui des manettes et que ce soit l’un ou l’autre il y a toujours un domaine qui en pâtit. Certains comme dans le passé Large Pro ou plus actuellement Roc Marciano ont réussi à trouver l’équilibrage parfait pour rendre un projet consistant. D’autres comme RZA (surement le seul artiste rap à double casquette capable d’alterner médiocrité dans les deux domaines) se voit malmené par et souvent rabaissé de part cette faiblesse. Malgré un premier jet sous le nom de Cassette City plus qu’intéressant musicalement parlant, Lushlife se trouvait catégoriser directement dans ces artistes très peu consistant au micro (lyrics et flow) mais avec une pate musicale intéressante (souvent lié à un répertoire musical indie-rock). Assez discret depuis, il revient en ce début d’année avec un nouvel album : Plateau Vision.