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12 déc. 2011

Apathy - Honkey Kong (2011)

 
Aller viens, tu sais que je suis celle qui fera de toi une référence, un artiste complet et acteur reconnu du mouvement.  Rappelles toi de cette année 2006 où je t’ai sorti de ton Connecticut tout pourri pour te mettre sur le devant de la seine avec Eastern Philosphy. Du matos de qualité, un travail d’écriture reconnu et un flow qui a fait de toi l’un des meilleurs mcs blancs du rap game. Je t’ai amené quelque chose de plus intéressant que l’argent : la reconnaissance. Avec moi tu navigueras de nouveau dans les eaux claires de la fierté.

Ne l’écoutes pas, pourquoi ruiné ton talent à faire des projets construits quand les ventes d’album ne sont même pas au rendez-vous. Souviens toi en 2009 je t’ai offert une vraie daube du nom de Wanna Struggle, insipide mais assez nutritif pour alimenter ta fan base. Peu d’effort et quelques gouttes de mépris t’ont permis de gagner autant qu’en te comportant exemplairement. Cette fois-ci on peut réitérer l’opération sans te crever. Laisses moi rire quand je vois les ventes de ton pote Celph Titled vu le sacrifice autant faire du Doap Nixon.

19 janv. 2011

Click Animosity - Feeders Of The Flamez (2010)




Sortir de la masse en dehors des clous, faire les choses sans se soucier des avis et accepter qu’un brin de folie et de haine soit un élément moteur dans l’ensemble de sa créativité, ces trois éléments réunis peuvent-ils s’incorporer dans la définition d’un artiste et plus généralement d’une œuvre musicale ? L’aseptisation lancinante mais vorace du mouvement Hip-Hop ne l’a-t-il pas rendu, au fil des années, aussi clean que les narines de Robert Downey Jr ? En 1979, les pioners des blocs party des borough de NY criaient au scandale que leur mouvement se soit vendu au formatage 33T de l’industrie musicale prédisant la mort du Hip-Hop plutôt que de se préoccuper de la recherche artistique délivrée par les Sugar Hill Gang, en clair la forme plutôt que le fond. 30 ans plus tard après une multitude de morts et de renaissances apparentant le rap à Keny de South Park, le listener actuel continue de déplorer le formatage du formatage du mouvement sans trouver de points communs dans leur revendication avec les anciennes générations puisque le fond inquiète plus que la forme. Alors si aujourd’hui un crew sans logique jouant à fond la carte des cramés de la tête délivraient un album sans sens, sans fil continue et où l’ensemble serait délivré sur un une galette histoire de dire, cela suffirait-il à apaiser l’image de petit enfant sage qui colle au rap ?

9 juin 2010

Jimmy Powers - Califoreigners (2010)

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Si l'on pointe souvent du doigt l'essoufflement de la grosse pomme et de ses têtes d'affiche, le constat reste le même du côté ouest des Etats-Unis. Si les têtes d'affiche restent présentes, la qualité, elle, est aux abonnés absents. Et ce n'est pas les derniers essais de Kurupt et Snoop Dogg qui viendront contredire ce constat. Alors bien sûr, la côte ouest survit, et pour meilleur exemple Brotha Lynch Hung continue à enchanter les aficionados de la branche dark avec son Diner & A Movie. Autre point de satisfaction, l'émergence d'une scène large et multi vibe qui fleurît dans tous les coins, à l'image du beatmaker Oddissee ou du mc Fashawn (que l'on aime ou non leur vibe). Alors pourquoi se priver du plaisir d'aller digger chez les newbies et de faire une halte devant Califoreigner. Ce LP de 12 titres délivré par Jimmy Powers, originaire de San Diego, ne donnera surement pas satisfaction aux fans de G Funk mais son atmosphère baignant dans le Hip-Hop classic agrémenté par des ondes californiennes devrait plaire aux oreilles de tout Hip-Hop headz.

2 janv. 2010

La Coka Nostra - A Brand You Can Trust (2009)



Si un nouveau pilier du Hip-Hop devait apparaître le terme de « collaboration » serait bien placé pour remporter le prix. Que ce soit sous forme de featuring, de guest ou de projet, la collaboration est une
partie intégrante du rap. Encore plus à l’heure actuelle où pour survivre ou insuffler un nouveau souffle les mcs mais aussi les prodos enchaînent les collaborations sur galette. Certains sont assez surprenants par leur
composition comme Slaughterhouse ou le futur Random Axe et d’autres semblent être des évidences.

U-God - Dopium (2009)



L’année 2009 serait-elle celle du renouveau du Wu-Tang ? Après les albums des satellites Cappadonna (Slang Protitution) et du Manchild Shyheim (Disrespectfully Speaking), le Wu nous était revenu avec le très surprenant Chamber Musics ouvertement tourné vers les sonorités du 36th Chambers et du Forever. C’est au tour du vilain petit canard du collectif U-God avec son Dopium qui fait suite au très inutile Mr Xcitement de 2005. Pour rappel, U-God n’a jamais été reconnu comme l’égal des autres membres du Wu Tang surtout niveau lyrics où ses prestations étaient très souvent en dent de scie même si sur le 8 Diagrams, on ne pouvait qu’applaudir sa régularité. Niveau solo, U-God peut faire profil bas en présentant la disco la plus faible des membres avec un Golden Arms Redemption sans plus même si certains morceaux sortent du lot et ce Mr Xcitement affligeant. De ce fait, le Golden Arms se trimballe une crédibilité très faible et maintenue par son adhésion au plus grand groupe de rap de tout les temps (n’ayons pas peur des mots) qui ne s’arrange pas suite à ses divers différents avec RZA.