
New-York serait-elle en train de redevenir la ville crade et noire d’avant le passage au Karcher opéré par son ancien maire Rudolf Giuliani ? Si les dix dernières années avaient mis en avant des mc plus paillette que ghetto, on peut se demander si le vent n’est pas en train de souffler. Fini Manhattan comme fil d’inspiration et retour dans le ghetto et les racines premières du mouvement. Mais pour autant le copier/coller du golden age ne suffira pas à satisfaire l’appétit des Listeners, racine et originalité ne peuvent être séparées. Alors quand Kool Sphere adepte de la vibe 90’s, proche du son de Primo et responsable de la tuerie Reality Check sous le groupe Verbal Threat lâche son LP Integritty, on espère que cet acteur underground amènera le souffle d’originalité nécessaire à un album solide.
L’enregistrement de cet album avait débuté en 2008 et au fur et à mesure qu’apparaissait l’identité des guests, l’excitation du projet ne faisait que monter. Malheureusement en 2010, on se réveille avec la gueule de bois…
Loin d’être seulement un album raté, Integritty n’est juste qu’un album qui entre dans la catégorie « déjà vu ». Sans inspiration réelle ni originalité, Integritty souffre de sa ressemblance trop proche mais sans comparaison à certains classiques des 90’s. Plusieurs explications découlent de cette déconvenue. En premier lieu, le parcours de Kool Sphere trop imprégné par la vibe 90’s. Si c’est tout à son honneur de vouer un culte à ces aïeuls musicaux, le mc n’a pas su prendre assez de recul pour livrer une galette au minimum original. A cela s’ajoute les compétences d’un mc lambda qui ne sort pas plus du lot que les autres morts de faim de la génération actuelle. L’entêtement de Kool Sphere l’amène à faire une erreur grossière en invitant des guests de premier plan et clairement supérieur à lui. AZ sur Stay True et Blue Collar MC’s vient donner la fessée sur des instrus à sa portée, Smiley The Ghetto Child et Lil Dap éclipsent totalement la prestation de Kool Sphere et même Smooth Da Hustler sur Real recognize Real n’a pas à forcer son talent pour enterrer son hôte. Heureusement en solo, le mc arrive à tirer son épingle du jeu et à livrer un delivery plus que correct comme sur What You Write, Code Of Ethics et Fact Or Fiction.
Les critiques pourraient s’arrêter là mais la production n’est pas en reste. Et là, on est à la limite du pastiche et de l’imitation copier/coller des grands noms. ET à ce jeu Res Nullius et Weirdo du collectif Crazeology semblent être les rois. Sans aucun talent, les deux producteurs livrent un concentré de productions de la scène New-Yorkaise du Golden Age. De Primo en passant par LP sans oublier Pete Rock et Havoc, le créneau de la production est donc de faire tomber l’auditeur dans une profonde nostalgie. Malheureusement la grossièreté prenant le pas sur la finesse, on se retrouve avec des sous-productions, des nanars de série B version HH. Heureusement que Loptimist, sans casser la barraque, livre une production travaillée avec Creative Control. On remerciera aussi Reef-Ali pour le track éponyme, Teddy Roxpia pour le jazzy Steacks & Lobsters et surtout Bronze Nazareth pour le street Reckless Eye-Ballin'.
Kool Sphere rate complètement le coche avec cet Integritty de piètre qualité. On se sent tromper sur la came refourguée avec l’impression d’avoir été coupé avec du vent à 80%. Si quelques sons arrivent à palier le foutage de gueule orchestré par les Crazeology, on ressort avec un goût très prononcé d’amertume de ce voyage turbulent de 16 tracks.
L’enregistrement de cet album avait débuté en 2008 et au fur et à mesure qu’apparaissait l’identité des guests, l’excitation du projet ne faisait que monter. Malheureusement en 2010, on se réveille avec la gueule de bois…
Loin d’être seulement un album raté, Integritty n’est juste qu’un album qui entre dans la catégorie « déjà vu ». Sans inspiration réelle ni originalité, Integritty souffre de sa ressemblance trop proche mais sans comparaison à certains classiques des 90’s. Plusieurs explications découlent de cette déconvenue. En premier lieu, le parcours de Kool Sphere trop imprégné par la vibe 90’s. Si c’est tout à son honneur de vouer un culte à ces aïeuls musicaux, le mc n’a pas su prendre assez de recul pour livrer une galette au minimum original. A cela s’ajoute les compétences d’un mc lambda qui ne sort pas plus du lot que les autres morts de faim de la génération actuelle. L’entêtement de Kool Sphere l’amène à faire une erreur grossière en invitant des guests de premier plan et clairement supérieur à lui. AZ sur Stay True et Blue Collar MC’s vient donner la fessée sur des instrus à sa portée, Smiley The Ghetto Child et Lil Dap éclipsent totalement la prestation de Kool Sphere et même Smooth Da Hustler sur Real recognize Real n’a pas à forcer son talent pour enterrer son hôte. Heureusement en solo, le mc arrive à tirer son épingle du jeu et à livrer un delivery plus que correct comme sur What You Write, Code Of Ethics et Fact Or Fiction.
Les critiques pourraient s’arrêter là mais la production n’est pas en reste. Et là, on est à la limite du pastiche et de l’imitation copier/coller des grands noms. ET à ce jeu Res Nullius et Weirdo du collectif Crazeology semblent être les rois. Sans aucun talent, les deux producteurs livrent un concentré de productions de la scène New-Yorkaise du Golden Age. De Primo en passant par LP sans oublier Pete Rock et Havoc, le créneau de la production est donc de faire tomber l’auditeur dans une profonde nostalgie. Malheureusement la grossièreté prenant le pas sur la finesse, on se retrouve avec des sous-productions, des nanars de série B version HH. Heureusement que Loptimist, sans casser la barraque, livre une production travaillée avec Creative Control. On remerciera aussi Reef-Ali pour le track éponyme, Teddy Roxpia pour le jazzy Steacks & Lobsters et surtout Bronze Nazareth pour le street Reckless Eye-Ballin'.
Kool Sphere rate complètement le coche avec cet Integritty de piètre qualité. On se sent tromper sur la came refourguée avec l’impression d’avoir été coupé avec du vent à 80%. Si quelques sons arrivent à palier le foutage de gueule orchestré par les Crazeology, on ressort avec un goût très prononcé d’amertume de ce voyage turbulent de 16 tracks.
12/20
2 commentaires:
jte trouve sévère qd même ! il est pas aussi pourri qu'on peut te lire...
C'est pas que l'album est pourri en lui-même. A la première écoute, j'ai apprécié mais par la suite plus j'écoutais l'album et plus j'avais l'impression que je connaissais déjà la vibe, le discours.
Et sincèrement le travail de Crazeology a aucune âme et aucune personnalité pour ma part.
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