
La porte du pénitencier s'ouvre, l'homme qui passe la porte vers un monde supposé libre a la peau aussi sombre que son âme. Enfermé depuis quelques années pour un motif dérisoire, ce combattant de l'armée du Wu-Tang ne semble pas en avoir fini avec ces accusateurs. 9th Prince l'un des soldats du Killarmy et petit frère du producteur RZA, revient dans le game afin de prendre sa part du gâteau. Mais la soif de revanche contre un système qui cherche à lui faire courber le dos sera-t-elle moteur pour livrer un album digne de son talent ? Car le game a changé et 9th Prince le sait : enfermé il avait réussi à délivrer une première mouture assez solide mais sans réelle originalité. Ces années passées en prison peuvent lui amener le déclic pour enfin prouver en solo ce que Killarmy avait prouvé à la face du rap game. The Revenge of The 9th Prince sera-t-elle la résurrection d'un mc trop longtemps resté sous silence ?
On ne peut savoir comment la prison peut changer un homme surtout quand la personne s'y retrouve pour un motif des plus risibles. Alors entre la frustration, le sentiment de revanche, l'envie de palper de l'argent et surtout le besoin de reconnaissance, comment se construire afin de délivrer le meilleur de soi ?
A priori, retrouvé 9th Prince sur un nouvel album c'est retrouvé la magie de Killarmy et les fans de la première heure ne devrait pas être déçu. Enfin plus ou moins… Car si la production assuré exclusivement par BT à l'exception d'une track transpire l'esprit du Wu Tang, du côté de 9th Prince on est surtout là pour envoyer dans tout les sens.
Vous l'aurez compris, le retour de 9th Prince est loin d'être une réussite sans pour autant être mauvais. A commencer par l'énorme bombe qu'est I Will Rise où le grand frère, Rza, vient l'épauler. BT délivre un beat tueur où 9th Prince donne un vrai sens au concept de l'album grâce à un flow rageur. Lyrical Disaster, un Wu Banger, qui amorce très bien l'album et qui permet d'avoir une partie du Killarmy réuni avec la présence d'Islord. Raised Cain, qui suit, prouve une fois de plus le talent de BT à la production, dommage que lyricalement 9th Prince délivre une prestation assez banale. Et c'est bien là le problème, lyricallement, 9th est vraiment moyen sur cet album et cela se ressent encore plus avec la présence d'un invité de premier plan Killah Priest sur le très bon Cyanide Poetry. Même constat avec Revolution Music où Planet Asia ne fait pas de cadeau. On sait très bien que la plupart des part. II sont loin de rivaliser avec l'origine et ce constat se prouve une nouvelle fois avec Young Godz part. II malgré une prestation solide de Shyheim comme sur Sour Diesel. D'ailleurs sur cette track, avec encore un très bon taff de BT, 9th Prince lâche aisément son meilleur verse de l'album sans pour autant déstabiliser le Manchild et William Cooper. Just In case et Target Practice clôturent de la meilleure façon l'album.
Mais derrière ces quelques réussites se cachent des ratés assez impressionnants. En commençant par Love/hate, WTF ???, le genre de tracks d'un dégueulasse même si BT donne un bon matos, 9th Prince vient se foirer avec une prestation complètement ras les pâquerettes. Même constat sur Dear R&B où lyricallement on se demande si ce n'est pas un fake de 9th qui a pris sa place. Ces propos ce confirme sur Snatching Pocketbooks où le Madman enchaîne des punchlines plus vilaines les unes que les autres, vraiment pas pro sur le coup.
Ce séjour en prison et tout les sentiments provoqués par cet événement n'ont pas permis à 9th Prince de rendre une copie digne de son rang. On arrive même à se demander si le rap est encore fait pour lui. Heureusement qu'à la production BT livre un travail d'ensemble très appréciable et prometteur pour l'avenir. Un album à écouter sans oreilles attentives pour en sortir quelques choses de bon. Espérons seulement que l'album lui permettra de payer, à l'avenir, ses courses en taxi…
A priori, retrouvé 9th Prince sur un nouvel album c'est retrouvé la magie de Killarmy et les fans de la première heure ne devrait pas être déçu. Enfin plus ou moins… Car si la production assuré exclusivement par BT à l'exception d'une track transpire l'esprit du Wu Tang, du côté de 9th Prince on est surtout là pour envoyer dans tout les sens.
Vous l'aurez compris, le retour de 9th Prince est loin d'être une réussite sans pour autant être mauvais. A commencer par l'énorme bombe qu'est I Will Rise où le grand frère, Rza, vient l'épauler. BT délivre un beat tueur où 9th Prince donne un vrai sens au concept de l'album grâce à un flow rageur. Lyrical Disaster, un Wu Banger, qui amorce très bien l'album et qui permet d'avoir une partie du Killarmy réuni avec la présence d'Islord. Raised Cain, qui suit, prouve une fois de plus le talent de BT à la production, dommage que lyricalement 9th Prince délivre une prestation assez banale. Et c'est bien là le problème, lyricallement, 9th est vraiment moyen sur cet album et cela se ressent encore plus avec la présence d'un invité de premier plan Killah Priest sur le très bon Cyanide Poetry. Même constat avec Revolution Music où Planet Asia ne fait pas de cadeau. On sait très bien que la plupart des part. II sont loin de rivaliser avec l'origine et ce constat se prouve une nouvelle fois avec Young Godz part. II malgré une prestation solide de Shyheim comme sur Sour Diesel. D'ailleurs sur cette track, avec encore un très bon taff de BT, 9th Prince lâche aisément son meilleur verse de l'album sans pour autant déstabiliser le Manchild et William Cooper. Just In case et Target Practice clôturent de la meilleure façon l'album.
Mais derrière ces quelques réussites se cachent des ratés assez impressionnants. En commençant par Love/hate, WTF ???, le genre de tracks d'un dégueulasse même si BT donne un bon matos, 9th Prince vient se foirer avec une prestation complètement ras les pâquerettes. Même constat sur Dear R&B où lyricallement on se demande si ce n'est pas un fake de 9th qui a pris sa place. Ces propos ce confirme sur Snatching Pocketbooks où le Madman enchaîne des punchlines plus vilaines les unes que les autres, vraiment pas pro sur le coup.
Ce séjour en prison et tout les sentiments provoqués par cet événement n'ont pas permis à 9th Prince de rendre une copie digne de son rang. On arrive même à se demander si le rap est encore fait pour lui. Heureusement qu'à la production BT livre un travail d'ensemble très appréciable et prometteur pour l'avenir. Un album à écouter sans oreilles attentives pour en sortir quelques choses de bon. Espérons seulement que l'album lui permettra de payer, à l'avenir, ses courses en taxi…
13/20
1 commentaire:
C'est marrant comme j'ai pu écouter ce projet 3 4 fois puis plus rien, malgré certains titres que j'ai bien apprécié, rien (jusqu'à lire ta chronique) me donnais envie d'y retourner, pourtant il y a des tracks de qualités (comme des énormes bouses) mais non, rien.
Juste un petit coup de gueule, "I Will Rise" est l'archétype d'une prod qui n'aurait pas été conservé pour la tracklist final de la BO d'un "Afro Samurai Resurrection" et qui aurait donné comme on donne des miettes de pains à un oiseau (ca ne l'empêche pas d'être très bonne)
Enregistrer un commentaire