28 juil. 2011

Asylum Lifetime & Sherm Larock - Political Asylum (2011)

 

Il est toujours étonnant de constater comment les choses avancent, changent ou disparaissent. Rien que la notion de groupe et plus particulièrement du combo mc/beatmaker a considérablement évolué. La forme première de ce type d’association avait pour but de perdurer d’où aussi son identification par un nom de groupe. Aujourd’hui, le concept même de groupe permet de faire des rencontres tout en restant indépendant. Et la jeune génération ne s’en prive guère que ce soit pour le pire avec le groupe 1982 composé de Statik Selektah et Termanology ou le meilleur avec les natifs de Detroit The Left. Le groupe est donc devenu une notion court-termiste éloigné du modèle à la EPMD ou Gangstarr. Cette nouvelle pratique est un bon moyen de communication pour le beatmaker qui tient le même rang que le mc, pas de seconde place ni de retrait, chacun est exposé. Dans la pratique il arrive même que ce soit un révélateur de talents, exemple concret avec Sherm Larock, producteur qui s’allie avec Asylum Lifetime pour déposer dans nos oreilles le très intéressant Political Asylum.

1 juil. 2011

Wyldbunch - Rich Blood, Broke Pockets (2011)




Loin de vouloir faire de l’ombre à la très humoristique liste des 2011’s freshmen du magazine de variété XXL (2010 était aussi très guignolesque dans le genre), il est possible pour tout jeune mc ayant les crocs de piquer la vedette aux futurs stars du Hip-Hop déjà déchues (Lil quoi ?). Bon, on ne garantit pas une exposition méritée dans ce même magazine ou tout autre magazine hexagonal autoproclamé de la culture urbaine (surtout depuis que Nagui ouvre son plateau à de vraies personnalités du mouvement…). Et on ne garantit même pas que l’on parle de vous sur la toile. Aller on vous donne une petite chronique sur un blog de seconde catégorie  (histoire de faire larmoyer mes lecteurs), des volontaires ?

7 juin 2011

Kyo Itachi - Musikyo (2010)

  
Le trésor du clan reste là depuis des décennies bien protégé par l’armature en roseau du Sammon, le Shogun s’est éteint il y a de cela une génération et le peu de visiteur que reçoit le temple de Musikyo ne peut porter de soupçon sur le trésor guerrier que renferme le Kon Dô surplombé de sa double pagode. Mais lui le sait, tapi dans l’ombre, il se remémore les enseignements du clan Ushiwa, les techniques de combat développées par ses maîtres The RZA et Madlib, leur maîtrise est la clef de voûte pour acquérir la pleine puissance du bien convoité. Aussi léger qu’un samouraï de l’école Kano, il fait coulisser les shojis et d’un geste précis s’accapare du bien. La suite se passe très vite, des ombres se dessinent dans les jardins de mousse qui entoure le temple, sur l’étang des ondes forment des cercles. Pourtant rien ne se fait sentir, mais comme un guerrier aguerri, Kyo Itachi ressent la présence des rônins venus défendre le bien précieux de leur maître disparu de toute intention vile. La confrontation semble inévitable quand les premiers samouraïs se dévoilent, les ninjas, eux restent cachés derrière les imposants troncs des chênes verts. Certains possèdent le mic du clan Akatsuki dans la main, d’autres semblent inconnus mais tous pointent leur katana et Wakisashi sur la cible commune. Le silence règne, deux options apparaissent à Kyo Itachi : la fuite avec le déshonneur et la honte que lui infligera ce retrait ou la lutte par la maîtrise de l’objet volé afin d’attirer ces rônins dans son clan. Bienvenue dans la bataille du temple de MusikyoKyo Itachi et les rônins vont livrer un combat en 21 actes qui entrera dans la légende aux côtés des chevauchées sanglantes des shoguns le plus bestial de l’archipel nippon.

27 mai 2011

Prodigy - The Ellsworth Bumpy Johnson EP (2011)

 

Les portes du pénitencier s’entrouvrent lentement, les rouages mécaniques de la grille semblent rouillés. Tissu milanais, costard gris clair agrémenté d’une écharpe blanche, vissé sur sa tête, son panama cache son regard sombre. Dehors son bras droit, Harvey Pastor Jr et frère de sang l’attend, pas un mot ne sort en face à face, seule l’accolade fraternelle rappelle le lien qui les unit. Un dernier regard sur la prison et la réalité se dessine par un sourire froid : Bumpy Johnson aka Prodigy est libre et si le nom ne vous dit rien alors commencez à trembler car le rappel sera gravé à la force de sa lame sur votre plexus. Le temps d’ajuster son colt à sa ceinture Fendi, la caisse démarre direction le Queens.